Fils de chirurgien, né à Paris, Maxime Du Camp embrasse la carrière d’homme de lettres. En 1843, il rencontre et se lie d’amitié avec Gustave Flaubert. Un premier voyage commun en Bretagne en 1847 annonce l’expédition orientale que les deux hommes projettent en Orient.

Entre temps, Maxime Du Camp apprend auprès de Gustave Le Gray la technique du calotype.
Le voyage des deux écrivains se déroule d’octobre 1849 à mai 1851, avec le soutien de l’Académie des inscriptions et belles-lettres et du ministère de l’Instruction publique. 


Déçu du procédé de Gustave Le Gray, Maxime Du Camp se replie sur celui de Blanquart-Évrard, plus facile à mettre en oeuvre, et réalise plus de 200 clichés.


Tout le long du voyage, d’Alexandrie à Beyrouth via Jérusalem, Du Camp photographie les sites et les monuments les plus remarquables, quelques exemples d’architecture civile, de végétation (cèdres, palmiers doums) : en tout, deux cent quatorze calotypes (dont cent vingt-cinq furent publiés) réalisés en moins d’un an.


Dans une note postérieure, il déclare : « Les dates sont fort importantes pour une histoire de la photographie : la première épreuve (Alexandrie) est de novembre 1849 ; la dernière (Baalbek) est du 15 septembre 1850. » Mais Flaubert donne, dans une lettre d’octobre 1850 à sa mère, des précisions que le ministère ne dut pas connaître : « Maxime a lâché la photographie à Beyrouth. Il l’a cédée à un amateur frénétique : en échange des appareils, nous avons acquis de quoi nous faire à chacun un divan comme les rois n’en ont pas : dix pieds de laine et soie brodée d’or. Je crois que ce sera chic ! »


Une publication, Egypte, Nubie, Palestine et Syrie, dessins photographiques recueillis pendant les années 1849,1850,1851 s’ensuit en 1852.


Son retour est triomphal. Il reçoit la Légion d’honneur en 1852 et fait fructifier sa notoriété dans le Paris littéraire et journalistique. Intronisé à l’Académie française en 1880, il demeure celui qui aura donné corps à l’ambition scientifique et ethnographique qu’Arago souhaitait pour la photographie dans son discours de 1839.


Initiateur de l’égyptologie photographique, dans un style plus documentaire et frontal que celui de Beasley Greene, Maxime Du Camp concilie le romantisme inhérent à l’expérience du berceau de la civilisation et le positivisme scientifique que permet l’enregistrement photographique. 

                                                                       

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