On ne sait pas grand-chose de la personnalité ni de la carrière de Bellange, sinon qu’il exerçait son activité en Lorraine, entre 1600 et 1615, comme décorateur, peintre et graveur. C’est surtout à ce dernier titre qu’il est resté célèbre puisque les rares tableaux conservés sont d’attribution souvent douteuse (par exemple la Lamentation sur le Christ mort du musée de l’Ermitage qui est sans doute la réplique d’un original perdu). Nulle mention d’un voyage en Italie. Pourtant, l’art de Bellange ne peut se concevoir que sur la base d’une solide formation acquise au-delà des Alpes : trop de motifs et de traits stylistiques apparaissent empruntés à Parmesan et au Baroche, en particulier, pour qu’il n’ait pas connu directement leurs œuvres.


Pendant longtemps en effet, on ne sut rien de lui, jusqu’à ce que l’historien de l’art Ludwig Burchard lui consacre trois pages, qui furent à l’origine d’une longue et éclatante résurrection. On sait surtout qu’il rejoint Nancy afin de se mettre au service des ducs de Lorraine, dont il devient bientôt le peintre attitré. Plusieurs décors de leur palais lui sont dus ; en 1602, il orne le cabinet de Catherine de Bourbon, belle- fille de Charles III de Lorraine. En 1606, il restaure les peintures de la galerie des Cerfs, et en 1608, Henri II de Lorraine lui confie le décor de la Salle neuve, avec pour sujets, les Métamorphoses d’Ovide. 


Les sujets traités par Bellange dans ses gravures sont essentiellement d’inspiration religieuse. On possède cependant quelques gravures profanes, et il est curieux de comparer le Vielleur gravé par Bellange au même sujet traité par Georges de La Tour (musée de Nantes) : c’est le même esprit cruel qui souligne les difformités et les aspects monstrueux d’un corps d’infirme, mais avec, chez Bellange, une élégance aristocratique dans la ligne ; il en résulte une dissonance entre la matière et le ton qui relève proprement du burlesque, envers de la préciosité. Cette préciosité, elle éclate dans une œuvre comme Les Trois Marie au Sépulcre : effets de perspective télescopique, allongement invraisemblable des silhouettes, contre-jours savamment ménagés. Le manièrisme , qui à cette date est déjà largement hors de mode en Italie, trouve ici l’une de ses expressions les plus extrêmes, comparable seulement aux productions d’un Goltzius ou d’un Spranger.


 

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