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Gustave Caillebotte - Quelle est la valeur de votre tableau impressionniste ?

Gustave Caillebotte - Quelle est la valeur de votre tableau impressionniste ?
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Gustave Caillebotte est né le 19 août 1848 à Paris. Il est issu du troisième mariage de son père Martial Caillebotte (1799-1874) avec Céleste Daufresne (1819-1878). Deux autres enfants naissent : René, en 1851, et Martial en 1853. Né d’un précédent mariage, leur demi-frère Alfred Caillebotte (1834-1896) est ordonné prêtre en 1858. La famille Caillebotte fit fortune dans la vente de draps aux armées de Napoléon III.  En 1857, Gustave Caillebotte entre au lycée et  obtient en avril 1869 le « diplôme de bachelier en droit ». Après obtention de sa licence en droit, Caillebotte est mobilisé lors de la guerre franco-prussienne et participe à la défense de Paris dans la Garde Mobile. La même année, il entre alors dans l'atelier du peintre académique réputé Léon Bonnat. En mars 1873, Caillebotte est reçu 46e au concours des Beaux-Arts, mais il n'y restera qu'un an.

La mort de son père le 25 décembre 1874 laisse deux millions de francs en héritage à partager entre sa veuve, en troisièmes noces, et ses quatre enfants. Martial Caillebotte laisse plusieurs immeubles de rapport à Paris, des fermes, des obligations et surtout des titres de rente sur l'État, laissant ainsi Gustave Caillebotte à l'abri de toute contingence matérielle. Son demi-frère, l'abbé Caillebotte (curé de la nouvelle église Saint-Georges-de-La-Villette, puis de Notre-Dame-de-Lorette) avec cinquante mille livres de rentes, est considéré comme « le plus riche curé de Paris ». Céleste Daufresne, sa mère, conserve la propriété dYerres où Caillebotte peint dès 1872 de nombreuses vues de la région comme Saules au bord de l'Yerres. Cette fortune lui permet de se consacrer à sa passion pour la peinture. Gustave Caillebotte est lié à l'impressionnisme, exposant aux côtés de ces artistes, il achète certaines de leurs toiles, finance et organise les expositions du groupe impressionniste.

En1875, son tableau  Les Raboteurs de parquet est refusé au Salon, le sujet heurtant par son extrême quotidien — c'est aujourd'hui l'une de ses plus célèbres œuvres présentées au musée d'Orsay.  Eric Darragon note que « cet échec a dû heurter les convictions de l'artiste et le confirmer dans une opinion déjà acquise à la cause d'un réalisme indépendant. Il va devenir un intransigeant lui aussi et ne reviendra plus devant les jurés [...] » Ainsi, ce serait cet échec face au jury du Salon qui l'aurait poussé à exposer aux côtés des impressionnistes. Caillebotte présenta des toiles lors des expositions impressionnistes qui eurent lieu en 1876, 1877, 1879, 1880 et 1882.

Le décès inattendu de son frère René Caillebotte, à l'automne 1876, conduit Caillebotte, déjà persuadé, comme le note Marie-Josèphe de Balanda, qu'« on meurt jeune dans notre famille , à rédiger son premier testament, chez maître Albert Courtier, notaire Meaux à Me le 3 novembre 1876.

À partir de 1886, Caillebotte peint de moins en moins. Il s'adonne à ses passions que sont le bateau et le jardinage notamment à partir de 1887, date à laquelle son frère Martial se marie. Gustave Caillebotte quitte donc l'appartement qu'ils occupaient tous les deux et s'installe définitivement au Petit - Gennevilliers dans une demeure qu'il avait achetée vers 1880 après la vente du domaine familial d'Yerres. Caillebotte peint alors les alentours du Petit-Gennevilliers.

Le 6 février 1888, s'ouvre à Bruxelles la Ve exposition des XX,  Gustave Caillebotte y est invité avec Armand Guillaumin.

Le 21 février 1894, le peintre, frappé par une congestion cérébrale, décède, après avoir pris froid alors qu'il travaillait dans son jardin à un paysage. Il avait quarante-cinq ans.

Le peintre est inhumé au Père - Lachaise non loin de Delacroix. La perte de Caillebotte affecta beaucoup les impressionnistes. Ils perdirent à la fois un protecteur et un compagnon. Pissarro écrit à son fils Lucien : « Nous venons de perdre un ami sincère et dévoué... En voilà un que nous pouvons pleurer, il a été bon et généreux et, ce qui ne gâte rien, un peintre de talent ».

Le talent de Caillebotte fut longtemps méconnu — sauf aux États-Unis —, au profit de son rôle de « mécène éclairé ». Le peintre fut redécouvert dans les années 1970 à l'initiative des collectionneurs américains. Les rétrospectives de ses œuvres sont désormais fréquentes. Certains de ses tableaux se trouvent maintenant au musée d'Orsay à Paris.

Une exposition consacrée aux frères Caillebotte (avec les photos originales de Martial Caillebotte) s'est tenue au Musée jacquemard André puis au musée national des beaux-arts du Québec entre mars 2011 et janvier 2012.

Une exposition des œuvres originales que Gustave Caillebotte a peintes dans sa propriété familiale d'Yerres s'est tenue en 2014 à la Ferme Ornée, salle d'expositions au sein de cette propriété devenue communale.

Les historiens d'art qualifient volontiers cet artiste « d’original et audacieux ». Son œuvre est originale par ses thèmes, notamment l'ennui et l'extrême solitude des personnages dans le nouveau Paris haussmannien, mais aussi à la campagne et au sein même du cercle familial — même dans ce cadre privilégié, les personnages semblent indifférents les uns aux autres. Son œuvre est également originale par sa technique : elle semble proche de l'art photographique, mais, par de puissants effets de perspectives tronquées, les distances et les premiers plans sont écrasés et l'horizon absent, d'où la perception instable et plongeante de ses toiles (Caillebotte invente la vue en plongée dans la peinture). Au point de vue de la finition et de la composition de ses œuvres, on peut dire que Caillebotte est à la première époque de l'impressionnisme ce que Seurat représentera pour la seconde période (néo-impressionnisme et pointillisme). Les effets de vue plongeante s'imposent dans son art à travers les personnages au balconnet ses vues en surplomb des rues et des boulevards.

Contrairement aux impressionnistes qui peignent en plein air des scènes sur le vif, Caillebotte cherche aussi ses motifs à l'extérieur, mais réalise des croquis, retravaille ses esquisses à l'atelier. Dans les années 1890, il est influencé par le courant japoniste.

Fortuné, il n'a pas besoin de vendre ses toiles pour vivre, si bien que ses descendants possèdent encore près de 70 % de ses œuvres. À sa mort, Martial et Auguste Renoir son exécuteur testamentaire, prennent les dispositions pour que l’État accepte le legs de ses tableaux impressionnistes.

Dès le moment où Caillebotte se lie aux impressionnistes, il ne cesse de les aider et ce toujours discrètement. Il achète des toiles aux artistes, finance les expositions impressionnistes. Mais au-delà du mécène et du collectionneur, une amitié durable le lie à la plupart des peintres impressionnistes, comme en témoigne sa correspondance. Il aide financièrement ses amis qui sont dans le besoin, sans nécessairement acheter des toiles, il loue un appartement à Claude Monet près de la gare Saint-Lazare, lui fournissant l'argent nécessaire à l'achat de matériel pour la peinture. Il ne cesse d'aider Camille Pissarro et Renoir et le collectionneur sont très proches puisque dès 1876, Caillebotte en fait son exécuteur testamentaire et en 1885, il est le parrain du premier fils de Renoir et d’Alice Charigot, sa future épouse.

Au Petit-Gennevilliers où Caillebotte s'installe définitivement en 1888, il reçoit la visite de ces amis comme Monet, ou encore Renoir qui est un familier du lieu. À la dissolution du groupe des impressionnistes en 1887, Caillebotte permet de maintenir les liens entre les différents artistes en maintenant la tradition des dîners, qui réunissaient peintres et littérateurs à la Nouvelle Athènes. C'est au Café Riche qu'avaient désormais lieu tous les mois ces réunions, c'était Caillebotte qui payait pour tout le monde.

La composition exacte de la collection est difficile à préciser, en effet la désignation exacte n'en a pas été faite par le donateur. Gustave Caillebotte commence sa collection dès le début de l'Impressionnisme. Il achète sa première toile en 1876, une œuvre réalisée par Claude Monet en 1875 intitulée Un coin d'appartement. Il choisit avec goût et discernement parmi les peintres impressionnistes, ceux qui devaient par la suite, être reconnus comme les maîtres de la peinture de la fin du XIXe siècle. L'examen des peintures acquises par Caillebotte montre que presque toutes appartiennent à la période impressionniste de chaque peintre et représente ainsi les différents aspects que prit l’impressionnisme de 1874 à 1886. Une exception est à souligner avec les œuvres de Jean Francois Millet et de Paul Gavarni qui sont des dessins, les seuls de la collection, et dans les peintures d' Edouard Manet et Cézanne Ces artistes sont d’ailleurs moins largement représentés dans la collection.

Ce sont les œuvres de la belle époque impressionniste de Renoir qui le représentent. Renoir, à l’époque de La Balançoire (1876, musée d'Orsay) et du Moulin de la Galette (1876, musée d'Orsay), pratique plusieurs techniques. Certaines de ces œuvres sont d’une facture lisse, tandis que d’autres, aux touches séparées, aux empâtements granuleux relèvent de la technique impressionniste. Or c’est bien cette technique que l’on retrouve dans les œuvres choisies par Caillebotte comme La Liseuse(1874-1876, musée d'Orsay.

De même avec l’œuvre de Degas, le choix des Femmes à la terrasse d'un café, le soir (1877, musée d'Orsay) montre bien que le collectionneur recherche dans les œuvres de ses camarades impressionnistes celles qui sont le plus caractéristiques par la nouveauté de leurs conceptions artistiques. Avec ce pastel, Caillebotte choisit une des premières scènes de Degas représentant ces types de cafés et de café-concert, qui font partie des thèmes favoris du Naturalisme et de l’Impressionnisme. Comme l'a remarqué P. Lemoisne : « vers 1878, il garde dans ses peintures son faire lisse et harmonieux de la belle époque alors qu’il a déjà adopté pour ses pastels une facture plus heurtée » et des oppositions de couleurs plus hardies.

La préférence du collectionneur pour les œuvres impressionnistes est encore mise en évidence par le fait que les nombreuses œuvres de Pissarro se situent entre les années 1871 et 1879. Sa manière néo-impressionniste n’est pas représentée dans la collection. Les mêmes constatations pourraient être faites à propos du choix des œuvres de Monet et d'Alfred Sisley. Il cesse d'acquérir des œuvres en 1886, date de la dernière exposition impressionniste.
 

Son activité de collectionneur s'est aussi étendue à la philiatélie dont il a été un adepte assidu avec son frère musicien Martial Caillebotte. Il a été l'un des fondateurs, avec le docteurJacques Legrandet Arthur de Rothschild, de la Société française de timbrologie.

Gustave et Martial Caillebotte montent cette collection de timbres de manière commune vers 1877. Les Caillebotte furent parmi les premiers à collectionner toutes les nuances d'impression d'un même timbre; ils furent également les pionniers de l'étude des affranchissements, tant et si bien qu'une partie non négligeable de leur collection était constituée de cachets et de surcharges.

Les Caillebotte rédigèrent une étude sur les timbres mexicains qui fut publiée à Paris par le Timbre-Poste, puis révisée, élargie et traduite dans le Philatelic Record.

Quand Martial se marie en 1887, ils arrêtent leur collection et ils offrent à Thomas Keay Tapling, un des plus importants philatélistes d'Angleterre, d'en acquérir tout ce qui peut l'intéresser. Ses achats qui représentent certainement la plus grande partie lui coûtent une somme de 5 000 livres (soit plus de 4 420 000 euros).

La plupart des timbres mexicains aujourd'hui à la British Library de Londres furent réunis par les Caillebotte; or, avec quelque deux cents feuilles, cette section est une des plus fournies de ce qui est finalement devenu la collection Tapling.

Lorsque Tapling meurt en 1891, il lègue sa collection au British museum de Londres ainsi qu'une somme de 1 000 livres afin que l'on termine la réorganisation de la collection selon les principes définis par les Caillebotte. Cette réorganisation dura sept ans et rendit indiscernable ce qui émanait de Tapling et de ce qui émanait des deux frères Caillebotte. La collection Tapling est pratiquement la seule à réunir la quasi-totalité des timbres émis dans le monde entre 1840 et 1890. Elle fut donc utilisée par ceux qui compilèrent les travaux de référence; elle a ainsi influencé les catalogues généraux de timbres et pour finir, le mode de collection des collectionneurs.

Sa passion pour le nautisme débutera lors de ses séjours estivaux, à la propriété familiale d'Yerres et sur la rivière du même nom, il canote à bords de barques et de périssoires. Il est séduit par le jeu de l'eau, des bateaux et des hommes. Ce jeu se retrouve très vite sur ses toiles : Canotiers ramant sur l'Yerres, Canotier au chapeau haut de forme. Puis, il va s'intéresser à la voile à partir de 1876 en devenant, avec son frère Martial, membres du cercle de la vboile  (CVP) au Petits-Gennevilliers, prés d'Argenteuil. En 1878, il achète son premier voilier de régate, Iris, avec lequel il gagne durant la saison de 1879, deux premiers prix et sept autres accessits. Emporté par ces succès de régatier il s'implique davantage dans le yachting et commande d'autres bateaux, Lapin en 1879, puis Inès et Condor en 1880, à un des meilleurs constructeurs du bassin d'Argenteuil, le chantier « Texier fils » au Petit-Gennevilliers et devient cette année là vice-président du CVP. En 1881, les frères Caillebotte achètent leur maison aux Petit-Gennevilliers et l'année suivante, en 1882, Gustave, cherchant à perfectionner ses bateaux, va se lancer dans l'architecture navaleet dessiner Jack, son premier voilier, puis en 1883 se sera Cul-blanc, un clipper d'Argenteuil et en 1885 La Pioche, un dériveur.

En 1886, Mouquette, un côtre sur plan Chevreux pour Caillebotte, est le premier bateau construit par le chantier Luce, qui à vu le jour à la fin de l'année 1885, au Petit-Genevilliers, sous le patronnage de Gustave Caillebotte associé à Ferdinand Luce, constructeur de bateaux et Maurice Chevreux, architecte naval. C'est dans ce chantier, dont il est partie prenante, que seront construis tous les voiliers conçus par Caillebotte. Il sera également l'architecte de Dahud en 1893, considéré comme son chef-d'œuvre, et de Mignon, lancé en 1894 après la mort de son concepteur.

Il posséda trente-deux bateaux et dessina les plans de vingt-deux voiliers entre 1882 et 1893. À côté de ses œuvres architecturales, Gustave Caillebotte a possédé quatorze voiliers de courses, qui remportèrent avec lui plus d'une centaine de prix, Martial Caillebotte continuant les régates sur certains d'entre eux jusqu'en 1900.
 
Personnage aux multiples facettes, Gustave Caillebotte était également un horticulteur émérite. Monet et Caillebotte partagent tous deux la même passion pour le jardinage. Au Petit-Gennevilliers, où il réside définitivement depuis 1888, il possède une grande serre, mais, contrairement au jardin de Monet à Giverny, celui de Caillebotte est géométriquement dessiné, tracé au cordeau. Dans sa serre sont enfermées les plantes les plus précieuses, parmi lesquelles ses orchidées d'une rare diversité qui vont être l'objet de ses études picturales.
 
C’est le legs de Caillebotte qui ouvrit aux impressionnistes les portes des musées nationaux. Cette collection a été créée à l’époque même qui vit naître les peintres qui la composent. Au moment où il prenait place dans les rangs des impressionnistes, Gustave Caillebotte avait déjà commencé sa collection. Son premier testament par lequel il léguait à l’État les tableaux qu’il possédait fut rédigé le 3 novembre 1876 ; la liste des tableaux n’était pas encore dressée, mais il est évident, en raison de la date même du testament, qu'il ne pouvait y avoir alors qu’une partie des œuvres qui constituèrent, quelques années plus tard, la collection. Un codicille du testament concernant une exposition à organiser en 1878 nous apprend déjà quels sont les peintres qui bénéficieront de sa sollicitude.

C'est le brusque décès de son frère René, à l'âge de vingt-six ans, à l'automne 1876, qui le conduit, déjà persuadé, à rédiger son premier testament en 1876 : « Je donne à l’État les tableaux que je possède ; seulement comme je veux que ce don soit accepté et le soit de telle façon que ces tableaux n'aillent ni dans un grenier ni dans un musée de province mais bien au Luxembourg et plus tard au Louvre, il est nécessaire qu'il s'écoule un certain temps avant l'exécution de cette clause jusqu'à ce que le public, je ne dis pas comprenne, mais admette cette peinture. Ce temps peut être de vingt ans ou plus ; en attendant, mon frère Martial et à son défaut un autre de mes héritiers les conservera. Je prie Renoir d'être mon exécuteur testamentaire et de bien vouloir accepter un tableau qu'il choisira ; mes héritiers insisteront pour qu'il en prenne un important ».

Le 11 mars 1894, Renoir informe par une lettre la direction des Beaux-Arts, Henri Roujon, que Gustave Caillebotte, décédé le 21 février 1894, légue à l'État sa collection, comprenant soixante-sept œuvres, de Degas, Cézanne, Manet, Monet, Renoir, Pissarro et Sisley.

Plus de dix-sept ans s’étaient écoulés depuis le jour où Caillebotte décidait de léguer ses œuvres à l'État. De vives protestations accompagnèrent le legs de la part d'artistes officiels, mais également de politiques. L'Académie ddes beaux arts protesta officiellement contre l'entrée de ces tableaux au musée du Luxembourg, en qualifiant l'événement d'« offense à la dignité de notre école ». Le peintre Jean -Léon Géromeécrit dans le Journal des Artistes : « Nous sommes dans un siècle de déchéance et d’imbécillité. C’est la société entière dont le niveau s’abaisse à vue d’œil… Pour que l’État ait accepté de pareilles ordures, il faut une bien grande flétrissure morale. ».

Le 19 mars 1894, l'ensemble du Comité étudie les œuvres offertes. Elles sont présentées dans un atelier situé au 11 boulevard de Clichy, loué à cet effet par Renoir, en présence de celui-ci et de Martial Caillebotte. Dans le procès-verbal de la séance du Comité consultatif du 20 mars, il est noté que les deux hommes auraient été informés que l'entrée d'une œuvre au Louvre ne pouvait être examinée qu'au minimum dix ans après la mort de son auteur, et que le manque de place au Luxembourg et la limitation à trois œuvres de chaque artiste représenté rendaient impossible l'exposition de tous les tableaux composants le legs. Dès le lendemain, le Comité consultatif des musées nationaux vote pourtant l'acceptation du legs dans son intégralité « pour les musées nationaux avec placement au musée du Luxembourg ». Le Comité accepte en plus une toile de Gustave Caillebotte,Les Raboteurs de parquet, donnée par ses héritiers. Léonce Bénédicte précise que la place manque au Luxembourg pour exposer même le tiers de la collection, mais « estime qu'il serait possible de construire sur la terrasse du musée un baraquement provisoire où serait réuni le legs Caillebotte ». Le 17 janvier 1895, le directeur des Beaux-Arts organise une réunion dans son cabinet avec les représentants de l'Administration et les notaires. Sont présents Martial Caillebotte et Auguste Renoir. De cette consultation, il est conclu qu'une exécution rigoureuse du testament est difficilement réalisable, et qu'il faut maintenant trouver une solution acceptable par toutes les parties. Il est décidé que l'Administration choisira les tableaux qu'elle veut exposer. Martial Caillebotte deviendra possesseur des autres œuvres. Les raisons données par l’Administration sont les suivantes : tout d'abord, l’étroitesse des locaux du musée du Luxembourg, qui ne permet plus de laisser entrer aucun ouvrage sans en retirer un autre ; et les règlements qui, par un sentiment d'équité, limitent le nombre des ouvrages pour un même artiste.

La proposition est finalement arrêtée en janvier 1895. L'approbation du Conseil d'État met un certain temps, mais un décret ministériel finira, le 25 février 1896, par autoriser le choix des œuvres effectué. On construit alors une annexe au musée du Luxembourg pour y accrocher ces œuvres. Puis le 23 novembre 1896, les œuvres de la collection sont officiellement remises à l'État. La collection, réduite à trente-huit tableaux, est présentée au public au début de l'année 1897 dans une des trois nouvelles salles de l'annexe du Luxembourg consacrée aux impressionnistes et au legs Caillebotte. Les salles furent construites sur la terrasse du musée.

Ainsi, plus de vingt ans après la rédaction du testament, les œuvres entrèrent dans les musées nationaux. Le transfert du legs Caillebotte au musée du Louvre eut lieu en 1929. Entre-temps s'était tenue une rétrospective Caillebotte au Salon d'Automne de 1921. Après la guerre, en 1947, s'ouvre le musée de l'Impressionnisme au jeu de Paume. La collection sera transférée au musée d'orsay à son ouverture en 1986.

Liste de la collection de Caillebotte :

Les œuvres conservées au musée d'Orsay et au musée du Louvre sont celles acceptées par l'État :

Paul Cézanne
- Baigneurs au repos, 1875-1876, huile sur toile, 81 × 102 cm, Merion, Fondation Barnes.
- Fleurs dans un vase rococo, vers 1876, huile sur toile, 73 × 59 cm, Washington, The National Gallery.
- Au bord de l'étang, 1877-1879, huile sur toile, 44 × 53 cm, Boston, Museum of fine arts.
- L'Estaque, 1878-1880, huile sur toile, 59 × 73 cm, Paris, musée d'Orsay.
- Cour de ferme à Auvers, 1879-1880, huile sur toile, 65 × 54 cm, Paris, musée d'Orsay.

Edgar Degas
- Les Choristes, dit aussi Les Figurants, vers 1876, pastel sur monotype, 27 × 31 cm, Paris, musée d'Orsay.
- Danseuse sur la scène, dit Ballet, 1876-1877, pastel, 58 × 42 cm, Paris, musée d'Orsay.
- Femme sortant du bain, 1877, pastel sur monotype, 16 × 21 cm, Paris, musée d'Orsay.
- Femmes à la terrasse d'un café, le soir, 1877, pastel sur monotype, 41 × 60 cm, Paris, musée d'Orsay.
- Femme nue accroupie de dos, vers 1879, pastel et papier sur monotype sur papier, 18 × 14 cm, Paris, musée d'Orsay.
- La Leçon de danse, vers 1879, pastel, 64 × 56 cm, New York, The Metropolitan Museum of Art.
- Étude pour le buste d'une danseuse, vers 1880, pastel et rehauts de gouache sur papier gris clair, 59 × 45 cm, Paris, musée d'Orsay.
- Danseuse assise, vers 1881-1883, pastel sur papier marron contrecollé sur carton, 62 × 49 cm, Paris, musée d'Orsay

Édouard Manet
- Les Courses, esquisse, 1865, huile sur toile, 32 × 41 cm, localisation inconnue.
- Angelina, vers 1865, huile sur toile, 92 × 73 cm, Paris, musée d'Orsay.
- Le Balcon, 1868-1869, huile sur toile, 170 × 124 cm, Paris, musée d'Orsay.
- La Partie de croquet, 1871, huile sur toile, 47 × 73 cm, Kansas City, collection Marion et Henry Bloch.

Claude Monet
- Régates à Argenteuil, huile sur toile, 48 × 75 cm, 1872, musée d'Orsay, Paris.
- Le Mont Riboudet à Rouen au printemps, 1872, huile sur toile, 56 × 74 cm, collection particulière.
- Le Déjeuner, vers 1873, huile sur toile, 160 × 201 cm, musée d'Orsay, Paris.
- Un Coin d'appartement, 1875, huile sur toile, 81 × 60 cm, musée d'Orsay, Paris.
- Les Tuileries, 1875, huile sur toile, 50 × 75 cm, musée d'Orsay, Paris.
- La Gare Saint-Lazare, 1877, huile sur toile, 75 × 104 cm, musée d'Orsay, Paris.
- La Gare Saint-Lazare, vue extérieure, 1877, huile sur toile, 64 × 81 cm, collection particulière.
- La Gare Saint-Lazare (le signal), 1877, huile sur toile, 65 × 81 cm, Niedersächsisches Landesmuseum, Hanovre.
- La Plaine près de Gennevilliers, 1877, huile sur toile, 50 × 61 cm, collection particulière.
- Pommiers, Vétheuil, 1878, huile sur toile, 55 × 66 cm, collection particulière.
- Pruniers en fleurs, 1879, huile sur toile, 65 × 54 cm, collection particulière.
- L'Église de Vétheuil, Neige, 1879, huile sur toile, 52 × 71 cm, musée d'Orsay, Paris.
- Le Givre, 1879, huile sur toile, 61 × 100 cm, musée d'Orsay, Paris.
- Chrysanthèmes rouges, 1880-1881, huile sur toile, 82 × 65 cm, collection particulière.
- La Seine entre Vétheuil et la Roche Guyon, 1881, huile sur toile, 60 × 80 cm, collection particulière.
- Les Rochers de Belle-Île, la côte sauvage, 1886, huile sur toile, 65 × 81 cm, musée d'Orsay, Paris.

Camille Pissarro
- Louveciennes, 1871, huile sur toile, 90 × 116 cm, collection particulière.
- La Seine à Port-Marly, 1872, huile sur toile, 46 × 56 cm, musée d'Orsay, Paris.
- Paysages avec rochers, Montfoucault, 1874, huile sur toile, 65 × 92 cm, collection particulière.
- La Récolte des Choux, l'Hermitage, Pontoise, 1875, huile sur toile, 54 × 64 cm, Cincinnati Art Museum, Cincinnati (États-Unis).
- Le Laboureur au Valhermeil, Auvers-sur-Oise, 1876, huile sur toile, 54 × 65 cm, collection particulière.
- Jardins en fleurs, l'Hermitage, Pontoise, 1876, huile sur toile, 39 × 56 cm, collection particulière.
- La Moisson à Montfoucault, 1876, huile sur toile, 65 × 92 cm, musée d'Orsay, Paris.
- Sous-bois, avec un homme et une femme assise, 1876, huile sur toile, 65 × 54 cm, collection particulière.
- L'Hermitage en été, Pontoise, 1877, huile sur toile, 56 × 91 cm, collection particulière.
- Les Seigles, côte des Gratte-Coqs, Pontoise, 1877, huile sur toile, 60 × 73 cm, Shizuoka Prefectural Museum of Art, Shizuoka (Japon).
- Les Toits rouges, coin de village, effet d'hiver, 1877, huile sur toile, 54 × 65 cm, musée d'Orsay, Paris.
- Le Jardin de Maubuisson, Pontoise, printemps,1877, huile sur toile, 65 × 81 cm, musée d'Orsay, Paris.
- Chemin sous-bois, en été, 1877, huile sur toile, 81 × 65 cm, musée d'Orsay, Paris.
- Lisière de bois, 1878, huile sur toile, 63 × 83 cm, collection particulière.
- Sous-bois en automne, Pontoise, 1878, huile sur toile, 81 × 65 cm, collection particulière.
- La Brouette dans un verger, Le Valhermeil, Auvers-sur-Oise, 1881, huile sur toile, 54 × 65 cm, Paris, musée d'Orsay.

Auguste Renoir
- La Liseuse, 1874-1876, huile sur toile, 46 × 38 cm, musée d'Orsay, Paris.
- La Place Saint-Georges, 1875, huile sur toile, 65 × 54 cm, collection particulière.
- Torse, effet de soleil, 1875-1876, huile sur toile, 81 × 65 cm, musée d'Orsay, Paris.
- Bords de Seine à Champrosay, 1876, huile sur toile, 55 × 66 cm, musée d'Orsay, Paris.
- La Balançoire, 1876, Huile sur toile, 92 × 73 cm, musée d'Orsay, Paris.
- Le Moulin de la Galette, 1876, huile sur toile, 131 × 175 cm, musée d'Orsay Paris
- Le Pont de chemin de fer à Chatou, 1881, huile sur toile, 54 × 65 cm, musée d'Orsay, Paris
- Château des Brouillards, date inconnue, huile sur toile, 60 x74 cm, collection particulière.
- Jeunes filles au piano, 1892, huile sur toile, 117 × 90 cm, collection particulière.

Alfred Sisley
- Les Régates à Molesey,1874, huile sur toile, 66 × 91 cm, musée d'Orsay, Paris.
- Une Rue à Louveciennes, 1876, huile sur toile, 55 × 46 cm, musée d'Orsay, Paris.
- La Seine à Suresnes, 1877, huile sur toile, 60 × 73 cm, musée d'Orsay, Paris.
- Station de bateaux à Auteuil, 1878, Huile sur toile, 46 × 55 cm, localisation inconnue.
- Cour de ferme à Saint-Mammès, 1884, huile sur toile, 72 × 93 cm, musée d'Orsay, Paris.
- Croquis pour Cour de ferme à Saint-Mammès, 1884, crayon noir sur papier, 12 × 19 cm, musée du Louvre, Paris.
- La Lisière de forêt au printemps, 1885, huile sur toile, 58 × 72 cm, musée d'Orsay, Paris.
- Bords de Seine, effet de soleil couchant, date inconnue, huile sur toile, 50 × 70 cm, collection particulière.
- Saint-Mammès, 1885, huile sur toile, 54 × 73 cm, musée d'Orsay, Paris.
- La Seine à Billancourt, date inconnue, huile sur toile, 27 × 35 cm, collection particulière.

Paul Gavarni
- Souvenirs et regrets de la Courtille, date inconnue, plume et aquarelle sur papier, 21 × 31 cm, collection particulière

Jean-François Millet
- L'Homme à la brouette, avant 1855, crayon noir sur papier beige, 29 × 20 cm, musée du Louvre, Paris.
- Échappée sur la campagne entre deux maisons, Vichy, Vers 1866-1868, crayon graphite, plume et encre brune, lavis d'encre brune, aquarelle sur papier vélin, 17 × 20 cm, musée du Louvre, Paris.

Contenu soumis à la licence CC-BY-SA 3.0. Source : Article Gustave Caillebotte de Wikipédia en français (auteurs)

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Gustave Caillebotte est né le 19 août 1848 à Paris. Il est issu du troisième mariage de son père Martial Caillebotte (1799-1874) avec Céleste Daufresne (1819-1878). Deux autres enfants naissent : René, en 1851, et Martial en 1853. Né d’un précédent mariage, leur demi-frère Alfred Caillebotte (1834-1896) est ordonné prêtre en 1858. La famille Caillebotte fit fortune dans la vente de draps aux armées de Napoléon III.  En 1857, Gustave Caillebotte entre au lycée et  obtient en avril 1869 le « diplôme de bachelier en droit ». Après obtention de sa licence en droit, Caillebotte est mobilisé lors de la guerre franco-prussienne et participe à la défense de Paris dans la Garde Mobile. La même année, il entre alors dans l'atelier du peintre académique réputé Léon Bonnat. En mars 1873, Caillebotte est reçu 46e au concours des Beaux-Arts, mais il n'y restera qu'un an.

La mort de son père le 25 décembre 1874 laisse deux millions de francs en héritage à partager entre sa veuve, en troisièmes noces, et ses quatre enfants. Martial Caillebotte laisse plusieurs immeubles de rapport à Paris, des fermes, des obligations et surtout des titres de rente sur l'État, laissant ainsi Gustave Caillebotte à l'abri de toute contingence matérielle. Son demi-frère, l'abbé Caillebotte (curé de la nouvelle église Saint-Georges-de-La-Villette, puis de Notre-Dame-de-Lorette) avec cinquante mille livres de rentes, est considéré comme « le plus riche curé de Paris ». Céleste Daufresne, sa mère, conserve la propriété dYerres où Caillebotte peint dès 1872 de nombreuses vues de la région comme Saules au bord de l'Yerres. Cette fortune lui permet de se consacrer à sa passion pour la peinture. Gustave Caillebotte est lié à l'impressionnisme, exposant aux côtés de ces artistes, il achète certaines de leurs toiles, finance et organise les expositions du groupe impressionniste.

En1875, son tableau  Les Raboteurs de parquet est refusé au Salon, le sujet heurtant par son extrême quotidien — c'est aujourd'hui l'une de ses plus célèbres œuvres présentées au musée d'Orsay.  Eric Darragon note que « cet échec a dû heurter les convictions de l'artiste et le confirmer dans une opinion déjà acquise à la cause d'un réalisme indépendant. Il va devenir un intransigeant lui aussi et ne reviendra plus devant les jurés [...] » Ainsi, ce serait cet échec face au jury du Salon qui l'aurait poussé à exposer aux côtés des impressionnistes. Caillebotte présenta des toiles lors des expositions impressionnistes qui eurent lieu en 1876, 1877, 1879, 1880 et 1882.

Le décès inattendu de son frère René Caillebotte, à l'automne 1876, conduit Caillebotte, déjà persuadé, comme le note Marie-Josèphe de Balanda, qu'« on meurt jeune dans notre famille , à rédiger son premier testament, chez maître Albert Courtier, notaire Meaux à Me le 3 novembre 1876.

À partir de 1886, Caillebotte peint de moins en moins. Il s'adonne à ses passions que sont le bateau et le jardinage notamment à partir de 1887, date à laquelle son frère Martial se marie. Gustave Caillebotte quitte donc l'appartement qu'ils occupaient tous les deux et s'installe définitivement au Petit - Gennevilliers dans une demeure qu'il avait achetée vers 1880 après la vente du domaine familial d'Yerres. Caillebotte peint alors les alentours du Petit-Gennevilliers.

Le 6 février 1888, s'ouvre à Bruxelles la Ve exposition des XX,  Gustave Caillebotte y est invité avec Armand Guillaumin.

Le 21 février 1894, le peintre, frappé par une congestion cérébrale, décède, après avoir pris froid alors qu'il travaillait dans son jardin à un paysage. Il avait quarante-cinq ans.

Le peintre est inhumé au Père - Lachaise non loin de Delacroix. La perte de Caillebotte affecta beaucoup les impressionnistes. Ils perdirent à la fois un protecteur et un compagnon. Pissarro écrit à son fils Lucien : « Nous venons de perdre un ami sincère et dévoué... En voilà un que nous pouvons pleurer, il a été bon et généreux et, ce qui ne gâte rien, un peintre de talent ».

Le talent de Caillebotte fut longtemps méconnu — sauf aux États-Unis —, au profit de son rôle de « mécène éclairé ». Le peintre fut redécouvert dans les années 1970 à l'initiative des collectionneurs américains. Les rétrospectives de ses œuvres sont désormais fréquentes. Certains de ses tableaux se trouvent maintenant au musée d'Orsay à Paris.

Une exposition consacrée aux frères Caillebotte (avec les photos originales de Martial Caillebotte) s'est tenue au Musée jacquemard André puis au musée national des beaux-arts du Québec entre mars 2011 et janvier 2012.

Une exposition des œuvres originales que Gustave Caillebotte a peintes dans sa propriété familiale d'Yerres s'est tenue en 2014 à la Ferme Ornée, salle d'expositions au sein de cette propriété devenue communale.

Les historiens d'art qualifient volontiers cet artiste « d’original et audacieux ». Son œuvre est originale par ses thèmes, notamment l'ennui et l'extrême solitude des personnages dans le nouveau Paris haussmannien, mais aussi à la campagne et au sein même du cercle familial — même dans ce cadre privilégié, les personnages semblent indifférents les uns aux autres. Son œuvre est également originale par sa technique : elle semble proche de l'art photographique, mais, par de puissants effets de perspectives tronquées, les distances et les premiers plans sont écrasés et l'horizon absent, d'où la perception instable et plongeante de ses toiles (Caillebotte invente la vue en plongée dans la peinture). Au point de vue de la finition et de la composition de ses œuvres, on peut dire que Caillebotte est à la première époque de l'impressionnisme ce que Seurat représentera pour la seconde période (néo-impressionnisme et pointillisme). Les effets de vue plongeante s'imposent dans son art à travers les personnages au balconnet ses vues en surplomb des rues et des boulevards.

Contrairement aux impressionnistes qui peignent en plein air des scènes sur le vif, Caillebotte cherche aussi ses motifs à l'extérieur, mais réalise des croquis, retravaille ses esquisses à l'atelier. Dans les années 1890, il est influencé par le courant japoniste.

Fortuné, il n'a pas besoin de vendre ses toiles pour vivre, si bien que ses descendants possèdent encore près de 70 % de ses œuvres. À sa mort, Martial et Auguste Renoir son exécuteur testamentaire, prennent les dispositions pour que l’État accepte le legs de ses tableaux impressionnistes.

Dès le moment où Caillebotte se lie aux impressionnistes, il ne cesse de les aider et ce toujours discrètement. Il achète des toiles aux artistes, finance les expositions impressionnistes. Mais au-delà du mécène et du collectionneur, une amitié durable le lie à la plupart des peintres impressionnistes, comme en témoigne sa correspondance. Il aide financièrement ses amis qui sont dans le besoin, sans nécessairement acheter des toiles, il loue un appartement à Claude Monet près de la gare Saint-Lazare, lui fournissant l'argent nécessaire à l'achat de matériel pour la peinture. Il ne cesse d'aider Camille Pissarro et Renoir et le collectionneur sont très proches puisque dès 1876, Caillebotte en fait son exécuteur testamentaire et en 1885, il est le parrain du premier fils de Renoir et d’Alice Charigot, sa future épouse.

Au Petit-Gennevilliers où Caillebotte s'installe définitivement en 1888, il reçoit la visite de ces amis comme Monet, ou encore Renoir qui est un familier du lieu. À la dissolution du groupe des impressionnistes en 1887, Caillebotte permet de maintenir les liens entre les différents artistes en maintenant la tradition des dîners, qui réunissaient peintres et littérateurs à la Nouvelle Athènes. C'est au Café Riche qu'avaient désormais lieu tous les mois ces réunions, c'était Caillebotte qui payait pour tout le monde.

La composition exacte de la collection est difficile à préciser, en effet la désignation exacte n'en a pas été faite par le donateur. Gustave Caillebotte commence sa collection dès le début de l'Impressionnisme. Il achète sa première toile en 1876, une œuvre réalisée par Claude Monet en 1875 intitulée Un coin d'appartement. Il choisit avec goût et discernement parmi les peintres impressionnistes, ceux qui devaient par la suite, être reconnus comme les maîtres de la peinture de la fin du XIXe siècle. L'examen des peintures acquises par Caillebotte montre que presque toutes appartiennent à la période impressionniste de chaque peintre et représente ainsi les différents aspects que prit l’impressionnisme de 1874 à 1886. Une exception est à souligner avec les œuvres de Jean Francois Millet et de Paul Gavarni qui sont des dessins, les seuls de la collection, et dans les peintures d' Edouard Manet et Cézanne Ces artistes sont d’ailleurs moins largement représentés dans la collection.

Ce sont les œuvres de la belle époque impressionniste de Renoir qui le représentent. Renoir, à l’époque de La Balançoire (1876, musée d'Orsay) et du Moulin de la Galette (1876, musée d'Orsay), pratique plusieurs techniques. Certaines de ces œuvres sont d’une facture lisse, tandis que d’autres, aux touches séparées, aux empâtements granuleux relèvent de la technique impressionniste. Or c’est bien cette technique que l’on retrouve dans les œuvres choisies par Caillebotte comme La Liseuse(1874-1876, musée d'Orsay.

De même avec l’œuvre de Degas, le choix des Femmes à la terrasse d'un café, le soir (1877, musée d'Orsay) montre bien que le collectionneur recherche dans les œuvres de ses camarades impressionnistes celles qui sont le plus caractéristiques par la nouveauté de leurs conceptions artistiques. Avec ce pastel, Caillebotte choisit une des premières scènes de Degas représentant ces types de cafés et de café-concert, qui font partie des thèmes favoris du Naturalisme et de l’Impressionnisme. Comme l'a remarqué P. Lemoisne : « vers 1878, il garde dans ses peintures son faire lisse et harmonieux de la belle époque alors qu’il a déjà adopté pour ses pastels une facture plus heurtée » et des oppositions de couleurs plus hardies.

La préférence du collectionneur pour les œuvres impressionnistes est encore mise en évidence par le fait que les nombreuses œuvres de Pissarro se situent entre les années 1871 et 1879. Sa manière néo-impressionniste n’est pas représentée dans la collection. Les mêmes constatations pourraient être faites à propos du choix des œuvres de Monet et d'Alfred Sisley. Il cesse d'acquérir des œuvres en 1886, date de la dernière exposition impressionniste.
 

Son activité de collectionneur s'est aussi étendue à la philiatélie dont il a été un adepte assidu avec son frère musicien Martial Caillebotte. Il a été l'un des fondateurs, avec le docteurJacques Legrandet Arthur de Rothschild, de la Société française de timbrologie.

Gustave et Martial Caillebotte montent cette collection de timbres de manière commune vers 1877. Les Caillebotte furent parmi les premiers à collectionner toutes les nuances d'impression d'un même timbre; ils furent également les pionniers de l'étude des affranchissements, tant et si bien qu'une partie non négligeable de leur collection était constituée de cachets et de surcharges.

Les Caillebotte rédigèrent une étude sur les timbres mexicains qui fut publiée à Paris par le Timbre-Poste, puis révisée, élargie et traduite dans le Philatelic Record.

Quand Martial se marie en 1887, ils arrêtent leur collection et ils offrent à Thomas Keay Tapling, un des plus importants philatélistes d'Angleterre, d'en acquérir tout ce qui peut l'intéresser. Ses achats qui représentent certainement la plus grande partie lui coûtent une somme de 5 000 livres (soit plus de 4 420 000 euros).

La plupart des timbres mexicains aujourd'hui à la British Library de Londres furent réunis par les Caillebotte; or, avec quelque deux cents feuilles, cette section est une des plus fournies de ce qui est finalement devenu la collection Tapling.

Lorsque Tapling meurt en 1891, il lègue sa collection au British museum de Londres ainsi qu'une somme de 1 000 livres afin que l'on termine la réorganisation de la collection selon les principes définis par les Caillebotte. Cette réorganisation dura sept ans et rendit indiscernable ce qui émanait de Tapling et de ce qui émanait des deux frères Caillebotte. La collection Tapling est pratiquement la seule à réunir la quasi-totalité des timbres émis dans le monde entre 1840 et 1890. Elle fut donc utilisée par ceux qui compilèrent les travaux de référence; elle a ainsi influencé les catalogues généraux de timbres et pour finir, le mode de collection des collectionneurs.

Sa passion pour le nautisme débutera lors de ses séjours estivaux, à la propriété familiale d'Yerres et sur la rivière du même nom, il canote à bords de barques et de périssoires. Il est séduit par le jeu de l'eau, des bateaux et des hommes. Ce jeu se retrouve très vite sur ses toiles : Canotiers ramant sur l'Yerres, Canotier au chapeau haut de forme. Puis, il va s'intéresser à la voile à partir de 1876 en devenant, avec son frère Martial, membres du cercle de la vboile  (CVP) au Petits-Gennevilliers, prés d'Argenteuil. En 1878, il achète son premier voilier de régate, Iris, avec lequel il gagne durant la saison de 1879, deux premiers prix et sept autres accessits. Emporté par ces succès de régatier il s'implique davantage dans le yachting et commande d'autres bateaux, Lapin en 1879, puis Inès et Condor en 1880, à un des meilleurs constructeurs du bassin d'Argenteuil, le chantier « Texier fils » au Petit-Gennevilliers et devient cette année là vice-président du CVP. En 1881, les frères Caillebotte achètent leur maison aux Petit-Gennevilliers et l'année suivante, en 1882, Gustave, cherchant à perfectionner ses bateaux, va se lancer dans l'architecture navaleet dessiner Jack, son premier voilier, puis en 1883 se sera Cul-blanc, un clipper d'Argenteuil et en 1885 La Pioche, un dériveur.

En 1886, Mouquette, un côtre sur plan Chevreux pour Caillebotte, est le premier bateau construit par le chantier Luce, qui à vu le jour à la fin de l'année 1885, au Petit-Genevilliers, sous le patronnage de Gustave Caillebotte associé à Ferdinand Luce, constructeur de bateaux et Maurice Chevreux, architecte naval. C'est dans ce chantier, dont il est partie prenante, que seront construis tous les voiliers conçus par Caillebotte. Il sera également l'architecte de Dahud en 1893, considéré comme son chef-d'œuvre, et de Mignon, lancé en 1894 après la mort de son concepteur.

Il posséda trente-deux bateaux et dessina les plans de vingt-deux voiliers entre 1882 et 1893. À côté de ses œuvres architecturales, Gustave Caillebotte a possédé quatorze voiliers de courses, qui remportèrent avec lui plus d'une centaine de prix, Martial Caillebotte continuant les régates sur certains d'entre eux jusqu'en 1900.
 
Personnage aux multiples facettes, Gustave Caillebotte était également un horticulteur émérite. Monet et Caillebotte partagent tous deux la même passion pour le jardinage. Au Petit-Gennevilliers, où il réside définitivement depuis 1888, il possède une grande serre, mais, contrairement au jardin de Monet à Giverny, celui de Caillebotte est géométriquement dessiné, tracé au cordeau. Dans sa serre sont enfermées les plantes les plus précieuses, parmi lesquelles ses orchidées d'une rare diversité qui vont être l'objet de ses études picturales.
 
C’est le legs de Caillebotte qui ouvrit aux impressionnistes les portes des musées nationaux. Cette collection a été créée à l’époque même qui vit naître les peintres qui la composent. Au moment où il prenait place dans les rangs des impressionnistes, Gustave Caillebotte avait déjà commencé sa collection. Son premier testament par lequel il léguait à l’État les tableaux qu’il possédait fut rédigé le 3 novembre 1876 ; la liste des tableaux n’était pas encore dressée, mais il est évident, en raison de la date même du testament, qu'il ne pouvait y avoir alors qu’une partie des œuvres qui constituèrent, quelques années plus tard, la collection. Un codicille du testament concernant une exposition à organiser en 1878 nous apprend déjà quels sont les peintres qui bénéficieront de sa sollicitude.

C'est le brusque décès de son frère René, à l'âge de vingt-six ans, à l'automne 1876, qui le conduit, déjà persuadé, à rédiger son premier testament en 1876 : « Je donne à l’État les tableaux que je possède ; seulement comme je veux que ce don soit accepté et le soit de telle façon que ces tableaux n'aillent ni dans un grenier ni dans un musée de province mais bien au Luxembourg et plus tard au Louvre, il est nécessaire qu'il s'écoule un certain temps avant l'exécution de cette clause jusqu'à ce que le public, je ne dis pas comprenne, mais admette cette peinture. Ce temps peut être de vingt ans ou plus ; en attendant, mon frère Martial et à son défaut un autre de mes héritiers les conservera. Je prie Renoir d'être mon exécuteur testamentaire et de bien vouloir accepter un tableau qu'il choisira ; mes héritiers insisteront pour qu'il en prenne un important ».

Le 11 mars 1894, Renoir informe par une lettre la direction des Beaux-Arts, Henri Roujon, que Gustave Caillebotte, décédé le 21 février 1894, légue à l'État sa collection, comprenant soixante-sept œuvres, de Degas, Cézanne, Manet, Monet, Renoir, Pissarro et Sisley.

Plus de dix-sept ans s’étaient écoulés depuis le jour où Caillebotte décidait de léguer ses œuvres à l'État. De vives protestations accompagnèrent le legs de la part d'artistes officiels, mais également de politiques. L'Académie ddes beaux arts protesta officiellement contre l'entrée de ces tableaux au musée du Luxembourg, en qualifiant l'événement d'« offense à la dignité de notre école ». Le peintre Jean -Léon Géromeécrit dans le Journal des Artistes : « Nous sommes dans un siècle de déchéance et d’imbécillité. C’est la société entière dont le niveau s’abaisse à vue d’œil… Pour que l’État ait accepté de pareilles ordures, il faut une bien grande flétrissure morale. ».

Le 19 mars 1894, l'ensemble du Comité étudie les œuvres offertes. Elles sont présentées dans un atelier situé au 11 boulevard de Clichy, loué à cet effet par Renoir, en présence de celui-ci et de Martial Caillebotte. Dans le procès-verbal de la séance du Comité consultatif du 20 mars, il est noté que les deux hommes auraient été informés que l'entrée d'une œuvre au Louvre ne pouvait être examinée qu'au minimum dix ans après la mort de son auteur, et que le manque de place au Luxembourg et la limitation à trois œuvres de chaque artiste représenté rendaient impossible l'exposition de tous les tableaux composants le legs. Dès le lendemain, le Comité consultatif des musées nationaux vote pourtant l'acceptation du legs dans son intégralité « pour les musées nationaux avec placement au musée du Luxembourg ». Le Comité accepte en plus une toile de Gustave Caillebotte,Les Raboteurs de parquet, donnée par ses héritiers. Léonce Bénédicte précise que la place manque au Luxembourg pour exposer même le tiers de la collection, mais « estime qu'il serait possible de construire sur la terrasse du musée un baraquement provisoire où serait réuni le legs Caillebotte ». Le 17 janvier 1895, le directeur des Beaux-Arts organise une réunion dans son cabinet avec les représentants de l'Administration et les notaires. Sont présents Martial Caillebotte et Auguste Renoir. De cette consultation, il est conclu qu'une exécution rigoureuse du testament est difficilement réalisable, et qu'il faut maintenant trouver une solution acceptable par toutes les parties. Il est décidé que l'Administration choisira les tableaux qu'elle veut exposer. Martial Caillebotte deviendra possesseur des autres œuvres. Les raisons données par l’Administration sont les suivantes : tout d'abord, l’étroitesse des locaux du musée du Luxembourg, qui ne permet plus de laisser entrer aucun ouvrage sans en retirer un autre ; et les règlements qui, par un sentiment d'équité, limitent le nombre des ouvrages pour un même artiste.

La proposition est finalement arrêtée en janvier 1895. L'approbation du Conseil d'État met un certain temps, mais un décret ministériel finira, le 25 février 1896, par autoriser le choix des œuvres effectué. On construit alors une annexe au musée du Luxembourg pour y accrocher ces œuvres. Puis le 23 novembre 1896, les œuvres de la collection sont officiellement remises à l'État. La collection, réduite à trente-huit tableaux, est présentée au public au début de l'année 1897 dans une des trois nouvelles salles de l'annexe du Luxembourg consacrée aux impressionnistes et au legs Caillebotte. Les salles furent construites sur la terrasse du musée.

Ainsi, plus de vingt ans après la rédaction du testament, les œuvres entrèrent dans les musées nationaux. Le transfert du legs Caillebotte au musée du Louvre eut lieu en 1929. Entre-temps s'était tenue une rétrospective Caillebotte au Salon d'Automne de 1921. Après la guerre, en 1947, s'ouvre le musée de l'Impressionnisme au jeu de Paume. La collection sera transférée au musée d'orsay à son ouverture en 1986.

Liste de la collection de Caillebotte :

Les œuvres conservées au musée d'Orsay et au musée du Louvre sont celles acceptées par l'État :

Paul Cézanne
- Baigneurs au repos, 1875-1876, huile sur toile, 81 × 102 cm, Merion, Fondation Barnes.
- Fleurs dans un vase rococo, vers 1876, huile sur toile, 73 × 59 cm, Washington, The National Gallery.
- Au bord de l'étang, 1877-1879, huile sur toile, 44 × 53 cm, Boston, Museum of fine arts.
- L'Estaque, 1878-1880, huile sur toile, 59 × 73 cm, Paris, musée d'Orsay.
- Cour de ferme à Auvers, 1879-1880, huile sur toile, 65 × 54 cm, Paris, musée d'Orsay.

Edgar Degas
- Les Choristes, dit aussi Les Figurants, vers 1876, pastel sur monotype, 27 × 31 cm, Paris, musée d'Orsay.
- Danseuse sur la scène, dit Ballet, 1876-1877, pastel, 58 × 42 cm, Paris, musée d'Orsay.
- Femme sortant du bain, 1877, pastel sur monotype, 16 × 21 cm, Paris, musée d'Orsay.
- Femmes à la terrasse d'un café, le soir, 1877, pastel sur monotype, 41 × 60 cm, Paris, musée d'Orsay.
- Femme nue accroupie de dos, vers 1879, pastel et papier sur monotype sur papier, 18 × 14 cm, Paris, musée d'Orsay.
- La Leçon de danse, vers 1879, pastel, 64 × 56 cm, New York, The Metropolitan Museum of Art.
- Étude pour le buste d'une danseuse, vers 1880, pastel et rehauts de gouache sur papier gris clair, 59 × 45 cm, Paris, musée d'Orsay.
- Danseuse assise, vers 1881-1883, pastel sur papier marron contrecollé sur carton, 62 × 49 cm, Paris, musée d'Orsay

Édouard Manet
- Les Courses, esquisse, 1865, huile sur toile, 32 × 41 cm, localisation inconnue.
- Angelina, vers 1865, huile sur toile, 92 × 73 cm, Paris, musée d'Orsay.
- Le Balcon, 1868-1869, huile sur toile, 170 × 124 cm, Paris, musée d'Orsay.
- La Partie de croquet, 1871, huile sur toile, 47 × 73 cm, Kansas City, collection Marion et Henry Bloch.

Claude Monet
- Régates à Argenteuil, huile sur toile, 48 × 75 cm, 1872, musée d'Orsay, Paris.
- Le Mont Riboudet à Rouen au printemps, 1872, huile sur toile, 56 × 74 cm, collection particulière.
- Le Déjeuner, vers 1873, huile sur toile, 160 × 201 cm, musée d'Orsay, Paris.
- Un Coin d'appartement, 1875, huile sur toile, 81 × 60 cm, musée d'Orsay, Paris.
- Les Tuileries, 1875, huile sur toile, 50 × 75 cm, musée d'Orsay, Paris.
- La Gare Saint-Lazare, 1877, huile sur toile, 75 × 104 cm, musée d'Orsay, Paris.
- La Gare Saint-Lazare, vue extérieure, 1877, huile sur toile, 64 × 81 cm, collection particulière.
- La Gare Saint-Lazare (le signal), 1877, huile sur toile, 65 × 81 cm, Niedersächsisches Landesmuseum, Hanovre.
- La Plaine près de Gennevilliers, 1877, huile sur toile, 50 × 61 cm, collection particulière.
- Pommiers, Vétheuil, 1878, huile sur toile, 55 × 66 cm, collection particulière.
- Pruniers en fleurs, 1879, huile sur toile, 65 × 54 cm, collection particulière.
- L'Église de Vétheuil, Neige, 1879, huile sur toile, 52 × 71 cm, musée d'Orsay, Paris.
- Le Givre, 1879, huile sur toile, 61 × 100 cm, musée d'Orsay, Paris.
- Chrysanthèmes rouges, 1880-1881, huile sur toile, 82 × 65 cm, collection particulière.
- La Seine entre Vétheuil et la Roche Guyon, 1881, huile sur toile, 60 × 80 cm, collection particulière.
- Les Rochers de Belle-Île, la côte sauvage, 1886, huile sur toile, 65 × 81 cm, musée d'Orsay, Paris.

Camille Pissarro
- Louveciennes, 1871, huile sur toile, 90 × 116 cm, collection particulière.
- La Seine à Port-Marly, 1872, huile sur toile, 46 × 56 cm, musée d'Orsay, Paris.
- Paysages avec rochers, Montfoucault, 1874, huile sur toile, 65 × 92 cm, collection particulière.
- La Récolte des Choux, l'Hermitage, Pontoise, 1875, huile sur toile, 54 × 64 cm, Cincinnati Art Museum, Cincinnati (États-Unis).
- Le Laboureur au Valhermeil, Auvers-sur-Oise, 1876, huile sur toile, 54 × 65 cm, collection particulière.
- Jardins en fleurs, l'Hermitage, Pontoise, 1876, huile sur toile, 39 × 56 cm, collection particulière.
- La Moisson à Montfoucault, 1876, huile sur toile, 65 × 92 cm, musée d'Orsay, Paris.
- Sous-bois, avec un homme et une femme assise, 1876, huile sur toile, 65 × 54 cm, collection particulière.
- L'Hermitage en été, Pontoise, 1877, huile sur toile, 56 × 91 cm, collection particulière.
- Les Seigles, côte des Gratte-Coqs, Pontoise, 1877, huile sur toile, 60 × 73 cm, Shizuoka Prefectural Museum of Art, Shizuoka (Japon).
- Les Toits rouges, coin de village, effet d'hiver, 1877, huile sur toile, 54 × 65 cm, musée d'Orsay, Paris.
- Le Jardin de Maubuisson, Pontoise, printemps,1877, huile sur toile, 65 × 81 cm, musée d'Orsay, Paris.
- Chemin sous-bois, en été, 1877, huile sur toile, 81 × 65 cm, musée d'Orsay, Paris.
- Lisière de bois, 1878, huile sur toile, 63 × 83 cm, collection particulière.
- Sous-bois en automne, Pontoise, 1878, huile sur toile, 81 × 65 cm, collection particulière.
- La Brouette dans un verger, Le Valhermeil, Auvers-sur-Oise, 1881, huile sur toile, 54 × 65 cm, Paris, musée d'Orsay.

Auguste Renoir
- La Liseuse, 1874-1876, huile sur toile, 46 × 38 cm, musée d'Orsay, Paris.
- La Place Saint-Georges, 1875, huile sur toile, 65 × 54 cm, collection particulière.
- Torse, effet de soleil, 1875-1876, huile sur toile, 81 × 65 cm, musée d'Orsay, Paris.
- Bords de Seine à Champrosay, 1876, huile sur toile, 55 × 66 cm, musée d'Orsay, Paris.
- La Balançoire, 1876, Huile sur toile, 92 × 73 cm, musée d'Orsay, Paris.
- Le Moulin de la Galette, 1876, huile sur toile, 131 × 175 cm, musée d'Orsay Paris
- Le Pont de chemin de fer à Chatou, 1881, huile sur toile, 54 × 65 cm, musée d'Orsay, Paris
- Château des Brouillards, date inconnue, huile sur toile, 60 x74 cm, collection particulière.
- Jeunes filles au piano, 1892, huile sur toile, 117 × 90 cm, collection particulière.

Alfred Sisley
- Les Régates à Molesey,1874, huile sur toile, 66 × 91 cm, musée d'Orsay, Paris.
- Une Rue à Louveciennes, 1876, huile sur toile, 55 × 46 cm, musée d'Orsay, Paris.
- La Seine à Suresnes, 1877, huile sur toile, 60 × 73 cm, musée d'Orsay, Paris.
- Station de bateaux à Auteuil, 1878, Huile sur toile, 46 × 55 cm, localisation inconnue.
- Cour de ferme à Saint-Mammès, 1884, huile sur toile, 72 × 93 cm, musée d'Orsay, Paris.
- Croquis pour Cour de ferme à Saint-Mammès, 1884, crayon noir sur papier, 12 × 19 cm, musée du Louvre, Paris.
- La Lisière de forêt au printemps, 1885, huile sur toile, 58 × 72 cm, musée d'Orsay, Paris.
- Bords de Seine, effet de soleil couchant, date inconnue, huile sur toile, 50 × 70 cm, collection particulière.
- Saint-Mammès, 1885, huile sur toile, 54 × 73 cm, musée d'Orsay, Paris.
- La Seine à Billancourt, date inconnue, huile sur toile, 27 × 35 cm, collection particulière.

Paul Gavarni
- Souvenirs et regrets de la Courtille, date inconnue, plume et aquarelle sur papier, 21 × 31 cm, collection particulière

Jean-François Millet
- L'Homme à la brouette, avant 1855, crayon noir sur papier beige, 29 × 20 cm, musée du Louvre, Paris.
- Échappée sur la campagne entre deux maisons, Vichy, Vers 1866-1868, crayon graphite, plume et encre brune, lavis d'encre brune, aquarelle sur papier vélin, 17 × 20 cm, musée du Louvre, Paris.

Contenu soumis à la licence CC-BY-SA 3.0. Source : Article Gustave Caillebotte de Wikipédia en français (auteurs)


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Comment faire estimer gratuitement une peinture impressionniste, un tableau contemporain ?



Quels sont les critères que les experts utilisent pour vous communiquer une estimation gratuite de votre oeuvre d'art ?

Voici quelques éléments nécessaires à l’estimation gratuite de vos tableaux et dessins anciens, antiquités, objets d’Asie, meubles anciens, livres et gravures etc ...

Présence d’une signature
La signature du peintre présente des analogies avec la présence de l’estampille dans l’ébénisterie et la menuiserie. Il faut attendre l’année 1743 pour que l’estampille se généralise sur les meubles. Dans la seconde moitié du XVIIIe siècle, selon les nouveaux règlements de la corporation, la marque individuelle de l’ébéniste doit figurer avec la marque collective de la corporation.

Jusqu’à la renaissance, les oeuvres sont souvent anonymes et il faut attendre la seconde moitié du XVIII ème siècle avec le développement du marché ainsi que la création des salons officiels de peinture et de sculpture pour voir apparaitre des oeuvres signées et datées. François Boucher ou Joseph Vernet, peintres à la mode  au 18 ème siècle utilisent leur nom pour valoriser leur travail. On assiste alors la construction d’une identité artistique par la présence d’une signature ou d’un monogramme.La forme cursive s’impose et se rapproche de la signature manuscrite de l’artiste. Parfois, avec la signature de l’artiste et la date on peut lire pinxit, delineavit, fecit, faciebat ou invenit.
Mais c’est au XIX ème siècle que la signature devient un élément essentiel d’appréciation de l’oeuvre en jouant un rôle dans l’évaluation financière et dans l’authentification.
Parfois dissimulées dans la composition, elle peut apparaitre sous forme d’un monogramme accompagné d’une date et d’une localisation.
La présence d’une signature ou d’un monogramme sur une toile ancienne, d’une estampille sur une commode ou un siège ne rend pas l’oeuvre authentique car rien n’est plus simple que d’imiter une signature ou une estampille; seul l’expérience et l’oeil d’un expert permet de déterminer si les marques et signatures sont authentiques.

Les dimensions de votre oeuvre
Les dimensions de votre tableau sont essentielles pour l’estimation de votre oeuvre; veuillez nous communiquer les dimensions « hors cadre » de votre peinture. Pour l’estimation d’une sculpture, veuillez nous communiquez la hauteur ainsi que la longueur du socle.

La description de votre oeuvre
Veuillez nous communiquer tous les éléments en votre possession concernant la provenance :
- Achat en vente aux enchères, chez un antiquaire,  succession, don…
- Le titre de l’oeuvre
- Les expertises déjà réalisées (assurance, héritage)
- Tous éléments susceptible de nous aider dans l’évaluation

Les photos de votre oeuvre
Pour permettre à nos experts de vous communiquer une estimation réaliste, quelques conseils pour prendre les photos de votre oeuvre :
- Prendre votre peinture, vitre sculture de face
- La signature en plan large
- Des détails de votre oeuvre.
- Le dos du tableau et toutes mentions manuscrites et étiquettes d’expositions.

Restaurations anciennes
L’état de conservation est un élément essentiel d’appréciation d’un tableau, d’une oeuvre d’art.
Il faut identifier les restaurations anciennes, les repeints. Il faut aussi s’assurer qu’il s’agit ou non de la toile d’origine (rentoilage, transposition etc).

Présence de vernis
Le vernis est en une résine naturelle transparente parfois teinté avec des pigments naturels. Auparavant, il était fabriqué à partir de résine naturelle et jouait un rôle esthétique et protecteur de l’oeuvre; il ravive les couleurs, accentue la profondeur et protège l’oeuvre des poussières, de la lumière excessive et des polluants.

Avec le temps, le vernis jaunie mais son rôle est essentiel dans la conservation des tableaux anciens
.

L'encadrement de l'oeuvre
Le cadre fait partie intégrante de la peinture, et il joue un rôle essentiel dans la mise en valeur de celle - ci.
Il permet également de protéger la peinture contre les dommages.
Les cadres anciens du 17 ème et du 18 ème sont sculptés et dorés. Au 19 ème, ils sont moulés et décorés d’éléments en stuc ou plâtre.


Comment sont déterminées les estimations de mes dessins et peintures contemporaines ?

Notre spécialiste va estimer votre photo en la comparant dans un premier temps à des oeuvres similaires déjà présentées et vendues dans une vente aux enchères en France.

Puis avec l’ensemble des éléments fournis (nom de l’artiste, présence d’une signature, dimensions de l’oeuvre, état de conservation), nous pourrons analyser votre tableau, votre peinture, votre objet d’art et sous 48h, vous recevrez par mail une première estimation gratuite de vos objets d’art et de collection.

Nos spécialistes ont bien évidemment une parfaite connaissance des mécanisme du marché de l’art


Dois-je me déplacer avec mon tableau ancien pour obtenir une estimation ?

Dans un premier temps, faites nous parvenir le formulaire d’estimation gratuite en ligne pour une évaluation confidentielle de vos tableaux et peintures anciennes dans les plus brefs délais.

Envoyez-nous vos photos à partir de votre ordinateur ou de votre téléphone.

Si vos photos sont trop nombreuses ou trop lourdes, envoyez nous directement votre demande en cliquant sur ce lien contact@art-estimation-bordeaux.com


Quel est le coût d'une estimation d’une peinture contemporaine, d'un dessin ancien ?

L’estimation de vos photos anciennes anciennes est totalement gratuite mais il ne vous sera délivré aucun document écrit.

Les valeurs communiquées sont donc indicatives et elles ne peuvent, en aucun cas, être reproduites, diffusées ou utilisées à toutes fins. D’autre part, cet avis est donné sous réserve d’une expertise visuelle des objets d’art concernés.

 

 


 

   Demande d'expertise gratuite  

 

 

 


Comment faire expertiser gratuitement un tableau impressionniste ?



Pour confirmer l’estimation qui vous a été communiquée par mail par notre service d’estimation, il faut procéder à l’analyse visuelle de vos objets d’art.

• Comment notre expert réalise t’il l’expertise visuelle d’une œuvre d’art ?

L’expert qui sera en charge de l’estimation de vos objets d’art et de collection doit se munir d’outil comme une loupe éclairante, une lampe de Wood pour mettre en évidence une signature apocryphe, des restaurations anciennes, des repeints etc...  

D’autre part, l’expert doit aussi s’appuyer sur une documentation spécifique : catalogues raisonnés de chaque artiste, publications universitaires, travaux de recherches, catalogues de vente aux enchères. Parfois, un déplacement dans une fondation, dans une bibliothèque s’avère nécessaire pour consulter des ouvrages rares (Fonds patrimoniaux).  

Il peut également consulter les sources disponibles sur Internet sur les bases de données des musées nationaux, des galeries d’art ou des fondations étrangères.

• Dois-je me déplacer avec mon tableau, ma peinture ancienne pour faire procéder à une expertise ?

Nous pouvons vous recevoir chaque jour sur rendez-vous à notre bureau de Bordeaux situé 1 rue Ducau - 33000 Bordeaux (Tél. 05 56 48 01 80)  pour une expertise gratuite et confidentielle.

Si vous ne pouvez pas vous déplacer ou transporter les oeuvres concernées, nous pouvons nous charger du transport des oeuvres.

Nous pouvons également effectuer un déplacement à votre domicile (sous conditions).

• Comment faire authentifier mon tableau ou ma peinture ancienne  ?

Notre expérience du marché, la parfaite connaissance des procédures d’authentification nous permettent d’authentifier les oeuvres soumises et obtenir auprès des comités les certificats nécessaires à la mise en vente de vos tableaux, sculptures, antiquités asiatiques et objets d’art. 

N'hésitez pas à nous contacter afin de assister pour l'expertise et la mise en ventes de vos peintures, sculptures et objets de collection


 



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Comment vendre au meilleur prix un tableau impressionniste, une peinture moderne ?




Correspondant de l'Etude TAJAN depuis 20 ans, Alexis Maréchal, expert en antiquites et objets d'art, se tient en permanence à votre disposition, pour expertiser gracieusement et en toute confidentialité les tableaux, sculptures, antiquites, objets d'arts et livres anciens que vous souhaitez vendre.

Assisté de commissaires-priseurs et d'experts, il vous propose un service d'estimation personnalisé dans une vingtaine de spécialités et peut répondre chaque jours à toutes vos demandes en utilisant le formulaire en ligne de demande d'estimation gratuite.

Après évaluation, nous pourrons vous proposer une solution adaptée pour vendre vos tableaux, vos antiquités et vos objets d'art dans les meilleures conditions.

• Première étape :
Demandez une estimation préalable de vos biens, d'après photographies.
Pour réaliser une estimation gratuite, veuillez utiliser le formulaire en ligne de demande d'estimation gratuite

Deuxième étape :
Dépôt des oeuvres pour expertise approfondie.
Si vous prenez la decision de nous confier à la ventes les objets estimés, une expertise visuelle s'impose, avant. Pour cela, il vous suffit de déposer les objets à notre bureau.

• Troisième étape :
Mise en vente aux enchères de votre objet d'art et de collection.
Une fois l'expertise réalisée, nous déterminons une date de vente, en fonction du calendier des ventes aux enchères à venir.

 

 

 

 

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LISTES DES PEINTRES ET SCULPTEURS QUE NOUS RECHERCHONS EN PERMANENCE :


Pablo Picasso, Henri Matisse, Emile Bernard, Paul Gauguin, Marc Chagall, Kees Van Dongen, Henri Le Sidaner, Maxime Maufra, Gustave Cariot, Paul Sérusier Armand Guillaumin Giovanni Segantini Celso Lagar Henri Moret, Paul Gauguin, Albert marquet, Maurice de Vlaminck, Henri Manguin, Maximilien Luce, Eugène Montezin, Slevinsky, Pierre Bonnard, Edouard Vuillard, Berthe Morisot, Eva Gonzales, Mary Cassatt, Gustave Caillebotte, Fréderic Bazille, Henri Edmond Cross, Edourd Manet, Georges Seurat,Camille Pissarro, Pierre Auguste Renoir, Alfred Sisley, Blanche Hoschedé Monet, Raoul Dufy, Maria Blanchard, Henri Martin,  Albert Gleizes, Metzinger, Georges Valmier, Joseph Casky, Chana Orloff, Charles Camoin, Kandinsky, de Chirico, Serge Charchoune, Kalmikoff, de Feure, Yves Tanguy, Toulouse Lautrec, Ibels, Steinlen, Valotton,  Maurice Denis, Jacques Villon, Marcel Duchamps, Eugène Boudin, Gustave Loiseau, Raoul Dufy, Foujita, henri Lebasque, Emile Bernard, Edouado Garrido, georges D'espagnat, victor Charreton Aristide Maillol  Louis Valtat, Survage, auguste Herbin, Max Ernst, victor Brauner, Achille Laugé , Edouard Cortès, Gallien Laloue, Juan Gris, Georges Braque, bernard Buffet, Alexandre Calder Moise Kisling, Georges Lapchine, Jean Gabriel Domergue, Marcel Gromaire, ferdinand Loyen du Puigaudeau, Roderic O'connor, Jean Emile Laboureur, Edy-Legrand, Louis Icart, Emilio Grau Sala, Henri Martin, Henri Manguin, Henri Lebasque Louis Valtat Olive, Peské, Georges Lacombe, Charles Lapicque, Yves Tanguy Geoges Lacombe Chmaroff  Le Corbusier Albert Gleizes Armand Seguin Toulouse Lautrec Maxime Maufra Ferdinand Hodler Ernest Bieler Felix Tobeen Roganneau Merodack jeanneau Marcel Beronneau André Lhôte Albert Marquet Gino Severini Wilfredo Lam Gustave Cariot Achille Laugé Henri Martin Paul Elie Ranson Edouard manet Auguste Renoir Edgar Degas Georges Braque Mary Cassat Henri Edmond Cross Alfred Sisley Georges Seurat Henri Le Sidaner Lucien Levy Dhurmer René Magritte André Maire Marcel Lenoir Charles Lacoste Louis Marcoussis Marin - Marie Henri Martin Henri Matisse Maxime Maufra Roberto Matta Gabriel Biessy Joan Miro Paula Modersohn Becker Georges de Monfreid Giorgio Morandi Gustave Moreau Berthe Morisot Gustave Adolphe Mossa Mela Muter Takanori Oguiss Constant Permeke Jean Peské Antoine Pevsner Francis Picabia Robert Pinchon Filippo de Pisis Camille Pissarro Armand Point Jean Pougny Léon Pourtou Maurice Prendergast René Princeteau Privat Livemont Ferdinand du Puigaudeau Jean Puy Oscar Rabine Jean François Raffaelli Armand Rassenfosse Odilon Redon Henri Regnault Joseph Rippl - Ronai Henri Rivière Georges Rouault Pierre RoyThé Van Rysselberghe Georges Sabbagh Key Sato Hugo Schreiber  Luong Xuan Nhi Le Phô Vu Cao Dam Mai Thu Nguyen Pham Chanh Nguyen Gia Tri Bui Xuan Phai Nguyen Sang Nguyen Tu Nghiem Nguyen Nan Son Chang Shuhong Giambatista Tiepolo Jean Dominique Ingres Andréa Del Sarto Jacques Louis David Jacques-Laurent Agasse John James Audubon Jacques Barraband  Jean-Baptiste Regnault Pierre Athanase Chauvin Anne-Louis Girodet de Roucy-Triosson François Marius Granet Achille Etna Michallon  Jacques Augustin Catherine Pajou Joseph-Marie Vien  François-André Vincent  François Gérard, Anne-Louis Girodet et Jean-Germain Drouais Hubert Robert  Pierre-Paul Prud'hon Pierre-Henri de Valenciennes Jean-Victor Bertin et Jean-Joseph-Xavier Bidauld Tischbein Jean-Germain Drouais Jean-Joseph Taillasson Charles-Paul Landon Dominique Vivant Denon Gavin Hamilton, Benjamin West, Raphaël Mengs  Angelica Kauffmann ...


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